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Santé / Médecine / Paramédical

Éclairage sur la santé mentale des enfants

Dans cet article, c’est un problème bien actuel qui est abordé et qui touche de plus en plus les sociétés dites « développées »… Suicides, meurtres en série, dépression grave touchent désormais nos (très jeunes) enfants et adolescents !

Tant de facteurs peuvent favoriser l’explosion de ces graves problèmes et influencer la santé mentale des enfants qu’il est au moins utile d’essayer de prendre le taureau par les cornes, si j’ose dire, pour faire ce qu’il est possible de faire au niveau familial, faute d’aller plus loin dans le domaine environnemental au sens large.

Cet article traduit de l’américain apporte des éclairages, des pistes et des solutions, notamment au travers de l’alimentation. Vous y découvrirez les effets dévastateurs de certaines carences sur des pathologies comme la dépression, voire les troubles bipolaires :

Solutions sûres pour la dépression enfantine
Dans notre culture de sédation et de malbouffe, la dépression explose chez les enfants. Le marché des anti-dépresseurs croissant le plus rapidement se trouve chez les jeunes. Au moins quatre pourcent des enfants en âge pré-scolaire de la nation (NDT : Il s’agit des USA… mais qu’en est-il en France ?) sont cliniquement déprimés. C’est une statistique désolante, quand on considère les effets dommageables que les médicaments anti-dépresseurs ont sur le développement psycho-socio-spirituel.

Les bonnes nouvelles sont qu’à la fois le mouvement et une nutrition vivante sont hautement efficaces pour la prévention et le traitement de la dépression. Il est commun que les enfants et les adultes se sentent dynamisés et énergétisés avec les aliments vivants. Avec ce régime sain il n’est pas naturel d’être déprimé.

Nous avons vingt fois plus d’adultes mentalement handicapés aux USA désormais qu’en 1850. Il y a plusieurs raisons à cela, y compris le toujours croissant stress social et mental ; l’utilisation de médicaments anti-dépresseurs, antipsychotiques et anti-anxiété ; un régime de sucre blanc, de farine blanche et de malbouffe ; les vaccinations ; la toxicité environnementale ; les déficiences nutritionnelles ; l’exposition aux pesticides et herbicides ; les perturbations sur le cerveau par les ondes électro-magnétiques ; l’utilisation de drogues illégales ; les allergies aux produits laitiers, au gluten, au soja et à d’autres aliments courants ; et une variété d’autres facteurs. L’utilisation de drogues psychotropes, y compris pour l’hyperactivité, a été liée aux interférences sur le fonctionnement normal du cerveau et sur le développement psychosocial et sexuel.

Selon les spécialistes de la dépression, les causes additionnelles de la dépression enfantine comprennent les traumatismes tels que : conflit familial, violence –que ce soit à la maison et dans le voisinage ou vue à la TV-, les cris, les critiques, les attentes inappropriées ou floues, la négligence (qui peut survenir même quand aucun parent ne travaille), la séparation maternelle, le divorce et les abus.

Heureusement, quand les enfants sont dans un environnement persistant de fort soutien, libre de traumatismes, leurs corps et leurs cerveaux peuvent guérir et se développer. Il y a des façons simples et saines de réparer le cerveau :

Une alimentation biologique, végétalienne et crue ; l’exercice ; et des suppléments nutritionnels adéquats de base sont une part de celles-ci. Le livre Depression-free for life offre une approche à 90% de réussite pour guérir naturellement la dépression. Du temps passé dans la nature et avec des animaux de compagnie, le yoga, et diverses formes de pratique spirituelle, aussi bien que de passer du temps avec des adultes qui soutiennent, sont aussi recommandés pour le traitement sain de la dépression enfantine. Des activités qui stimulent l’auto-estime de l’enfant sont aussi bénéfiques.

L’importance des omégas-3

Une quantité adéquate d’omégas-3 contribue à un cerveau sain de plusieurs manières. Ils sont importants pour soutenir et améliorer la mémoire, la cognition, le sommeil et le contrôle neuromusculaire, et pour inverser le taux de mortalité par les maladies neurodégénératives. Les omégas-3 soutiennent aussi la fabrication de l’acétylcholine, un neurotransmetteur important nécessaire pour la mémoire. Ils stimulent la libération de l’acide gamma-aminobutyrique (GABA), qui protège contre l’anxiété, la dépression, la douleur, et les attaques de panique.

Les omégas-3 sont des composants majeurs du tissu cérébral. Ils aident aussi au développement du cerveau et des yeux chez les bébés. Un apport adéquat des omégas-3 à longue chaîne aide à prévenir et à traiter la dépression post-partum. Dans notre société, particulièrement parmi les adolescents, c’est une bonne chose de réduire l’agressivité, l’hostilité et l’impulsivité ; donc des omégas-3 adéquats sont même encore plus importants. Ce qui est dur à atteindre avec un régime pauvre en graisses (10% ou moins).

Les omégas-3 sont essentiels pour la prévention et le traitement de toutes les dépressions, y compris les désordres bipolaires. Comme signalé précédemment, des études récentes sur l’épidémie des suicides militaires en Irak et en Afghanistan ont découvert que ceux qui se suicidaient avaient les niveaux les plus bas en omégas-3 dans la population militaire. Un DHA bas en particulier était associé à une augmentation de soixante pourcent de suicides, mettant en lumière le fait qu’un DHA adéquat au cerveau est nécessaire pour un cerveau sain et un fonctionnement mental sain. Considérant l’augmentation actuelle de dépression chez les enfants il serait très intéressant de faire la corrélation entre leurs niveaux d’omégas-3 et leurs taux de dépression. Nous recommandons de se placer du bon côté et de fournir aux enfants de tous âges des quantités d’omégas-3 dans leur alimentation.

Des quantités adéquates d’omégas-3 améliorent la régulation de l’humeur et améliorent l’impulsivité, l’hostilité et l’agressivité. Elles améliorent le disfonctionnement des systèmes monoaminergiques (neurotransmetteur monoamine) comprenant sérotonine et 5-Hydroxytryptamine. Elles aident à prévenir les augmentations de cortisol, d’épinéphrine et de norépinephrine qui surviennent avec le stress biologique ou émotionnel. Elles ont montré leur capacité à réduire le risque de maladie de Parkinson et à aider à une signalisation nerveuse correcte.

Des niveaux d’acides gras oméga-3 trop bas contribuent à de nombreux disfonctionnements incluant la maladie cardiaque, les instabilités du foie et des reins et les troubles mentaux généraux, particulièrement ceux qui aboutissent au suicide.

D’une perspective ayurvédique, la déficience en omégas-3, aussi bien qu’un cholestérol inadéquat, crée un état mental de déséquilibre Vata avec un fonctionnement, une cognition et une mémoire plus pauvres. Cela résulte en force vitale plus faible, vitalité plus basse et généralement une réserve plus faible en énergie sexuelle. En parallèle avec cela il peut y avoir dépression, violence, anxiété et même suicide. Le terme ayurvédique pour ceci est ojas, qui signifie réserve et vigueur primordiale faible. Des ojas bas résultent généralement en des états physiques, émotionnels, mentaux et spirituels affaiblis. Dans un plus large contexte, l’effet global d’un régime pauvre en graisses a de sérieuses ramifications sur la qualité de vie et la force vibratoire vitale pour nos enfants. Dans notre monde actuel dans lequel nos enfants deviennent plus faibles et en moins bonne santé en raison de tous les paramètres, des taux d’omégas-3 adéquats sont très importants. C’est pourquoi nous conseillons fortement une alimentation végétale modérément élevée en graisses, plutôt qu’une alimentation pauvre en graisses, comme étant très importante pour tous les aspects du développement et pour la santé physique, émotionnelle et mentale de nos enfants.

La prise de graisse saturée et d’omégas-3 d’origine végétale protège en fait le système cardiovasculaire, le cerveau, la santé mentale, la santé générale et la force vitale. Des prises plus élevées de graisses saines crée un équilibre de macronutriments, avec un virage vers un régime d’hydrates de carbone de 25 à 45% dont l’augmentation en graisses provient des végétaux, noix et graines.

Cette approche holistique de l’alimentation n’est pas simplement pour la maladie cardiaque ou le diabète mais pour le bien-être global et pour le développement physique, neurologique, cervical et mental.  C’est une alimentation pour l’épanouissement de toute une vie en ce qui concerne la santé et la longévité en général, ce qui est favorable à toute étape du développement d’un enfant.

Le cholestérol semble aussi être très important pour le développement normal du cerveau et un fonctionnement physique, émotionnel et mental optimal. Les meilleures sources végétaliennes des acides gras à longue chaîne omégas-3 comprennent le pourpier et l’algue AFA.

Les omégas-3 à courte chaîne se trouvent dans les graines de chanvre, les graines de chia, les graines de lin et les noix de Grenoble (qui ressemblent même à de petits cerveaux !). D’autres sources végétales d’omégas-3 comprenant l’okra et les feuilles vertes. La conversion des courtes chaînes en chaînes longues est approximativement doublée en ajoutant une cuillerée à soupe d’huile de coco par chaque trois cuillerées à soupe de graines.

Qu’en est-il des poissons et des huiles de poisson, telles que les gélules d’huile de foie de morue vendues « pour les enfants » ? Alors que les poissons sont véritablement riches en acides gras omégas-3, ceux-ci présentent un risque à la consommation en raison des eaux polluées qui contiennent des taux élevés de mercure et autres métaux lourds qui empoisonnent le système nerveux et le cerveau. Particulièrement quand on en vient aux désordres du développement neurologique, nous souhaitons aider le corps à se débarrasser des métaux toxiques tels que mercure et plomb. Des quantités concentrées de ces métaux se trouvent dans la chair animale, particulièrement dans les tissus gras –et même dans les colorants alimentaires artificiels– mais pas dans les aliments marins végétaux tels que algues et légumes de mer.

Syndrome de déficience en complexe de Vitamines B

Une des causes majeures de violence, de dépression, d’anxiété, de sensation de catastrophe imminente, d’hostilité, de confusion mentale, et de meurtre chez les adolescents vient le plus souvent d’une carence en complexe-B dans l’alimentation américaine standard. Cette carence est particulièrement dommageable pour les jeunes cerveaux. Cette déficience de diverses vitamines B comprend les vitamines B1, B2, B3, B6, B12, et l’acide folique. Elle interfère avec le développement normal du cerveau et son fonctionnement normal, même chez l’adulte.

Ces mêmes « symptômes psychologiques » sont remarqués de diverses façons chez les adultes carencés en vitamines B. Ces déficiences nutritionnelles sont causés par l’alimentation standard américaine (NDT : à laquelle ressemble beaucoup désormais l’alimentation européenne !) faite de farine blanche, de sucre blanc, de malbouffe et de sodas divers. Ce qui est complété par des aliments pauvres en graisses saines, ce qui handicape encore plus le cerveau en raison d’un manque d’omégas-3 à longue chaîne et du cholestérol nécessaires pour un développement correct du cerveau et un fonctionnement quotidien. Cette déficience a été associée à une anxiété sévère, à la violence, la confusion, la sensation de catastrophe imminente, le suicide, l’envie de meurtre et certains pensent que cela peut être associé aux suicides de masse des adolescents en Oregon et dans le Colorado.

La solution-clé à cette déficience est de manger une alimentation riche en vitamines B naturelles. La consommation régulière de noix, graines, feuilles vertes, céréales complètes (encore mieux si elles sont crues et germées comme ici) et légumineuses peut prévenir le syndrome de carence en complexe B, et peut soutenir un développement normal et naturel du cerveau qui repose sur les vitamines B.

Nous recommandons aussi de donner aux enfants un concentré alimentaire naturel de vitamines B. C’est un soutien subtil qui est, en fait, pas si subtil… Il est important pour les parents de développer pour leurs enfants (durant leur adolescence) un régime  qui est naturellement riche en vitamines B. Cela aidera à protéger nos enfants de ce syndrome de déficience qui joue un rôle significatif mais largement méconnu dans le développement mental et le comportement, et nous permet de prévenir tout un éventail de troubles émotionnels et mentaux tels que la schizophrénie et la psychose.

L’effet profond d’une nutrition améliorée dans les écoles

L’effet profond d’une nutrition améliorée sur ce qui considéré comme l’apprentissage normal de l’enfant est bien illustré dans l’histoire excitante d’Appleton (Wisconsin’s Central Alternative Charter High School). En 1997, une organisation nommée « Natural Ovens » a commencé un programme pour apporter des aliments plus sains dans des écoles, en commençant par la Central Alternative High. A ce moment-là, les problèmes de discipline et l’utilisation d’armes sur le campus étaient si sévères qu’un officier de police avait été ajouté quotidiennement au personnel.

Quand l’école a éliminé les machines à distribuer la malbouffe et les sodas, en les changeant par des snacks complets, sans OGM, faits à partir d’ingrédients simples, en ajoutant des fruits frais et des légumes, ce ne fut pas seulement l’heure du repas qui changea pour les étudiants et la faculté. Une transformation sociale inattendue, positive et pacifique surgit dans l’environnement total de toute l’école. La discipline cessa d’être un problème majeur, le taux d’absentéisme chuta, les performances athlétiques grimpèrent, et les notes s’améliorèrent. Le conseiller scolaire rapporta que les explosions colériques avaient cessé. Le directeur, le Dr Thomas Scullen, dit « Ils ont appris que des aliments plus sains vont faire d’eux des personnes meilleures. Qu’ils les gardent plus concentrés, et les rendent plus heureux. »

La principale LuAnn Coenen a aussi parlé de sa stupéfaction devant ce changement. Comme part de ses responsabilités chaque année, elle rapporte à l’État du Wisconsin combien d’étudiants de l’école ont été trouvés utilisant des drogues ou transportant des armes, ou ont quitté, ou ont été expulsés, ou se sont suicidés. Depuis le début du programme alimentaire, le nombre dans chacune de ces catégories a été « ZÉRO » !

Dans son livre Conscious Parenting, le Dr Gabriel Cousens partage ses idées à partir de son expérience en tant que grand-père, de psychiatre, de thérapeute familial, de directeur du Boston Teen Center et du Petaluma People Services Center, de scientifique, d’enseignant spirituel, de yogi, etc… etc… Quant à Lea Lynn elle apporte sa voix en tant que mère, d’enseignante Montessori et praticienne au « Tree of life » (Patagonia – Arizona)

(Traduction de cet article)

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