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Santé / Médecine / Paramédical

Les hormones et l’alimentation

13 décembre 2014

Nous avions publié cet article il y a 3 ans maintenant sur notre ancien blog mais comme il est toujours bon de se remémorer les choses et que le sujet est toujours très intéressant, j’ai pensé qu’il serait intéressant de le « ressortir » du placard !

Les hormones …Je me rappelle avoir trouvé cela très mystérieux et du coup, compliqué à comprendre tout en semblant passionnant lorsque nous étudiions cela au collège. Je n’ai pourtant pas approfondi le sujet depuis cette époque ! Mais comme il m’a toujours semblé à travers les articles de vulgarisation que j’ai pu lire ici et là toutes ces années qu’elles avaient une importance non négligeable, j’ai été ravie de découvrir cet article de Tanya Borowski dans la newsletter de Shazzie. Tanya est nutritionniste et a traité de nombreux problèmes de santé chroniques :

Les hormones ressemblent aux lignes téléphoniques, envoyant des signaux sur de grandes distances. Qu’est-ce qui arrive quand votre signal est trop faible ? C’est comme une ligne de téléphone ne fonctionnant plus ou mal – les choses commencent à se détraquer !

Un des déséquilibres hormonaux les plus répandus que j’ai rencontrés dans ma clinique, est causé par l’insuline. Les déséquilibres en insuline aboutissent en fin de compte à la résistance à l’insuline et ceci a des répercussions sur les autres hormones et les autres systèmes.

Que signifie la résistance à l’insuline ?

L’insuline est une hormone produite par les cellules bêta du pancréas. L’insuline est relâchée dans la circulation sanguine et voyage partout dans le corps. La plupart des actions de l’insuline sont dirigées vers le contrôle et la répartition des glucides (sucres et amidons), des lipides (graisses) et des protéines.

Une des actions-clés de l’insuline est de permettre aux cellules du corps, particulièrement celles des muscles et des graisses, d’enlever et d’utiliser le glucose du sang. Il fait ceci en liant les récepteurs d’insuline sur la surface des cellules. Lorsque nous consommons trop de glucose, principalement sous la forme d’hydrates de carbone  raffinés et transformés, notre circulation sanguine est littéralement inondée par le glucose* et dans une tentative désespérée d’éliminer ce glucose et de le transformer en énergie, notre pancréas sécrète de manière excessive de hautes doses d’insuline. Il est important de noter que, des trois groupes d’aliments principaux ( les protéines, les hydrates de carbone et les graisses), les hydrates de carbone provoquent la plus grande réponse d’insuline. Vous pouvez imaginer ceci comme l’insuline frappant à la porte des cellules des muscles et des graisses. Les cellules entendent frapper, ouvrent et laissent entrer le glucose pour qu’il soit utilisé par elles.

Avec la résistance à l’insuline due à des taux de sucre excessivement élevés dans le sang, les muscles n’entendent plus les coups à la porte puisqu’ils sont résistants et donc le pancréas produit plus d’insuline, ce qui augmente les taux d’insuline dans le sang et provoque des coups à la porte encore plus lourds.

La résistance des cellules continue à augmenter avec le temps. Aussi longtemps que le pancréas est capable de produire assez d’insuline pour surmonter cette résistance, les taux de glucose dans le sang restent normaux. Lorsque le pancréas ne peut plus produire suffisamment d’insuline, les taux de glucose dans le sang commencent à augmenter. Cela se produit d’abord après les repas quand les taux de glucose sont au plus haut et que plus d’insuline est nécessaire et aussi plus rapidement.  A ce point, le diabète de type2 apparait. Cependant, le spectre de la résistance à l’insuline est large et le continuum peut être impacté n’importe où et avoir une répercussion sur les autres hormones. Rien n’arrive de manière isolée.

Les anomalies reproductives chez les femmes

Des taux excessivement élevés d’insuline stimulent la production de testostérone. La testostérone est alors convertie en œstrogène, entrainant un état de surdose d’œstrogène qui peut conduire à des règles irrégulières ou inexistantes. Les taux d’oestrogènes élevés perturbent et altèrent le ratio d’hormone lutéinisante (LH) par rapport à l’hormone folliculostimulante (FSH). Ainsi il finit par y avoir trop de LH et pas suffisamment de FSH. Cela entraine une production plus importante d’hormones mâles (hormones androgènes – testostérone). Face à des taux élevés de testostérone, d’œstrogène et une production perturbée d’hormones folliculostimulantes et d’hormones lutéinisantes, les cycles hormonaux cessent.

L’hyperandrogénisme

Des taux élevés d’hormones masculines, produites par les ovaires comme résultat de taux excessivement élevés d’insuline, peuvent entrainer une pousse excessive des poils et des cheveux et souvent à de l’acné.

Prise de poids au niveau du ventre/ de l’estomac

Où il y a résistance à l’insuline, le corps augmente la conversion de nos réserves de protéines, par exemple dans les muscles, sous la forme d’acides aminés, en glucose. Ceci alerte une autre hormone issue du pancréas appelée glucagon qui exerce sa principale action sur les cellules du foie, stimulant le processus appelé gluconéogénèse (synthèse du glucose à partir de précurseurs non-glucidiques). Cela signifie que le corps fabrique du glucose à partir d’acides aminés, des protéines et des acides gras libres à partir des graisses stockées.

Les cellules graisseuses de l’abdomen restent cependant sensibles à l’insuline, ayant pour conséquence de prendre et de stocker plus de ces acides gras libres et triglycérides de plus en plus nombreux, menant à une prise de poids toujours plus importante au niveau du ventre et de l’abdomen. Lorsque l’on se penche sur le corps, rien ne peut être traité de manière isolée. Nous sommes des êtres dynamiques et il y a toujours une cause et un effet qui en résulte.

Mes astuces pour équilibrer les hormones :

  • Évitez tous les hydrates de carbone raffinés comme les gâteaux, les biscuits, les pâtisseries et les chips. Ils sont dépourvus de nutriments et très riches en calories.
  • Ajoutez l’équivalent d’une paume de main de protéines maigres à chaque repas (vous trouvez ces protéines sous forme d’acides aminés dans les feuilles vertes – voir dans cet article, une liste non exhaustive). Les protéines aident à émousser l’augmentation des taux de sucre sanguin causés plus brutalement par les hydrates de carbone.
  • Adoptez un régime alimentaire dans lequel les hydrates de carbone que vous mangez ont un indice glycémique bas afin qu’ils n’augmentent pas votre taux de sucre sanguin trop vite ou ne le fassent pas chuter trop bas. La meilleure façon de faire cela est de supprimer les pâtes blanches, le pain et les céréales et de les remplacer par des céréales complètes.
  •  Augmentez votre consommation de fibres alimentaires et ajoutez un minimum de cinq portions de différents légumes colorés chaque jour, ainsi que deux fruits. Les fibres augmentent activement une protéine produite par le foie appelée protéine porteuse des stéroïdes sexuels dont le nom suggère, dans les faits, qu’elle lie les hormones (œstrogène et testostérone) en excès afin de les rendre inactives.
  • Ajoutez deux cuillères à soupe de graines de lin moulues dans votre alimentation quotidienne. Les graines de lin ont montré leur efficacité à réduire la dominance de l’œstrogène et à améliorer le métabolisme de la testostérone.
  • Ajoutez de la cannelle à votre alimentation. Il semble qu’elle aide à sensibiliser les cellules à l’action de l’insuline.
  • Faites de l’exercice d’intensité modérée pendant trente minutes chaque jour.

Il semble que la maca soit très bénéfique également dans le cas de troubles hormonaux et pourrait donc soulager quelques effets secondaires de la pré-ménopause en étant consommée quotidiennement. Vous pouvez également lire la fin de cet article sur les effets de la maca sur la thyroïde

* Il me semble intéressant d’ajouter une information que j’ai souvent entendue chez de nombreux médecins et naturopathes américains, à savoir que l’excès de sucre dans le sang serait dû (mais sans doute n’est-ce pas la seule cause…) non pas à une consommation excessive de sucres (ce qui peut toutefois être aussi le cas) mais à une incapacité des cellules à les assimiler suite à un métabolisme des graisses défaillant (foie surchargé ne pouvant plus faire son travail) ou à une consommation excessive de graisses. Conséquence : un « durcissement » et une imperméabilité des parois cellulaires par ces graisses, ce qui interdit alors l’absorption et le passage des sucres qui restent ainsi en circulation dans le sang, même quand ils ne sont pas consommés en excès. On en revient toujours au même leit-motiv : Drainez votre foie pour le soulager et l’aider… drainez, drainez, drainez !

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